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 Angela Buenez, l'histoire de ma vie

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Drago Malfoy



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Identitée: Drago Malfoy
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MessageSujet: Angela Buenez, l'histoire de ma vie   Dim 11 Oct - 16:09

Voilà la seule fic' que j'écris sur l'univers d'HP (ben oui, j'en ai une autre en cours de route sur un tout autre sujet!) Elle est publiée sur mon blog, du coup, je vais mettre à la suite les deux premiers chapitres....



Angela Buenez, l'histoire de ma vie

Et voici le premier chapitre de ma nouvelle fanfiction:

Révélations


_ Bonjour, chers auditeurs! Il est neuf heures...
J'appuie sur le bouton de mon réveil en grommelant, Pourquoi faut- il se lever le matin? Question très philosophique, d'ailleurs! Je re-grommelle. Pourquoi faut-il que je pense à la philosophie? Et pourquoi faut-il que je me pose autant de questions? Bon, je me motive. Allez savoir où je la trouve, la motivation, mais en tout cas, je l'ai trouvée. Je sors de la chaleur de ma couette et sors les pieds de mon lit. Je me frotte les yeux que j'ouvre ensuite pour découvrir, entre guillemets, ma chambre. En réalité, elle est assez bien rangée. Bon, il y a un « léger » désordre. Quelques livres traînent et des feuilles volantes avec des brouillons de dessins dessus. Ma mère m'avait demander de la ranger... Mais bon, je préfère lire, dessiner et écouter de la musique. Logique! Enfin, c'est ma logique.
_ Angel! Descends!
Ça, c'est ma mère qui me le crie depuis, probablement, la cuisine. Je soupire. Bon, comme vous l'avez deviné, Angel, c'est moi. En entier, ça fait Angela Buenez. Évidemment, à cause de mon nom de famille, j'ai eu le droit à toute sorte de remarques. Vous savez, à propose de ces gâteaux chocolatés très célèbres... Bon, je me décide à descendre. J'ai à peine mis le pieds hors de la chambre qu'une tempête brune passe sous mon nez. Cette tempête, c'est Desmona, ma sœur cadette. Elle a douze ans et est très... bref, en fait, elle est impossible à décrire. Cette dernière crie en courant vers la salle de bain:
_ Prem's à la salle de bain!
Je secoue la tête de dépit. Irrécupérable! Tout simplement, irrécupérable! Je la laisses partir sans protester, étant donné qu'à ce moment, je suis plus en train d'essayer de me réveiller qu'autre chose. Je descends à la cuisine et lance à mes parents qui y sont un simple « Bonjour ». Mon père, à la table de la cuisine, toujours le nez dans son journal, me réponds sans le quitter, son précieux journal. Ma mère, elle, est attablé au plan de travail et note la liste des courses que je devrais effectuer al grande marché. A oui, j'ai oublié de préciser! J'habite en Espagne, plus précisément à 750 mètres de Madrid. Très pratique, quand on a un problème administratif de taille! Oh! Il faut aussi que je vous explique. Contrairement à l'idée que vous vous faites, l'Espagne n'est pas comme la France ou la Grande Bretagne. Elle est divisée en ce que l'on peut appeler régions et chacune d'entre elle a l'équivalent d'une capitale. Bon, après cette pose géographique, revenons en à nos moutons. Je me sers un bol de céréales et m'installe en face de mon paternel. Je mange rapido et monte dans ma chambre. Je choisis des vêtements qui vont relativement bien ensemble et je sors de ma chambre. Au moment où j'allais crier à Desmona un « Dépêches-toi! », elle sort de la salle de bain.
_ Excellent timing! Lui dis-je en refermant la bouche.
Elle passes sa main dans ses chevaux et minaude à la manière d'une fashion victim.
_ Normal! C'est moi!
Je lui sourit et elle me libère le passage à la salle de bain. Je pose mes vêtements sur un meuble et me regarde dans le miroir. Un visage en cœur, des lèvres pleines, des yeux noirs en amandes et un petit nez apparaissent à ma vue... le tout, entouré d'une crinière fauve. Mes amies me disent que j'ai la visage et la silhouette d'une danseuse de flamenco espagnole. Moi, je dis que je suis juste moi. Je détournes mon regard et prends ma brosse à dents. Tout en me brossant les dents, je réfléchis... Mes parents n'ont pas placés un seul mot ce matin... D'habitude, je dois me battre pour avoir la paix le matin, mais là... C'est quand même bizarre. Soit ils ont compris, ce dont je doute, soit... Eh bien, soit il s'est passé un truc tellement importante qu'ils n'ont rien pu me dire. Mon plus gros défaut reprends le dessus: ma curiosité. J'expédie alors mon brossage de dents et file sous la douche. Une bonne douche chaude... Je prends mon gel douche et en mets une bonne dose sur mon gant de toilette. Pourquoi me direz-vous le « une bonne dose »? Eh bien, en fait, le gel douche en question est à la noix de coco et... j'en suis una grande fan. Mon père me dit que j'agis comme une droguée. Remarquez, il vaut mieux que je sois une droguée à la noix de coco qu'à autre chose! Bref, je me suis rincée, séchée et habillée. Il se passait quelque chose? Eh bien, je suis décidé à découvrir ce que c'est! Je me fait une rapide queue de cheval et sort de la salle de bain. Je descends quatre à quatre les marches de l'escalier manant à la cuisine où le « paysage » était toujours le même. Seule la présence de ma sœur troublait la beauté monotone du « paysage ». Je me jette directement à l'eau:
_ Qu'est- ce qui se passes?
Mon père baisse son journal intitulé « El Mundo » et ma mère pose son stylo. Ils se tournent vers moi et mon père me déclare en soupirant:
_ Je me demandes d'où tu tiens cette faculté de déduction!
_ José! S'exclame ma mère, en ayant un air paniqué au visage.
Le concerné hausse les épaules et prends un air surpris:
_ Ben quoi? Je me pose la question!
Ma mère soupire en reprenant une expression neutre et m'annonce:
_ Nous allons t'offrir ton cadeau...
Ah oui, c'est vrai, c'est mon anniversaire, aujourd'hui et j'ai atteints l'âge de 16 anos...
_ Et...? Demandai-je, en quête d'autres renseignements.
_ ... Et nous t'offrons une semaine en Angleterre!
_ Si! Je me mets à sauter aux cou de mes parents, de ma sœur, de Pablo, mon labrador beige... Et je me mets aussi à sauter de joie dans tout l'hacienda! Mes parents et Desmona ont l'air amusés de ma réaction! On sonne à la porte. Je me calme, légèrement et je vais ouvrir la porte. Une tornade blonde (pire que Desmona), me saute dessus. Heureusement que j'ai les jambes relativement solides, sinon, je serais déjà par terre. La tornade blonde, c'est Jenna Montèz, ma meilleure amie. Elle est de taille moyenne, les yeux bleu une bouche légèrement ourlée et un petit nez. Elle a l'air d'une enfant, ce qui fait ressortir l'instinct protecteur des garçons. Mais en fait, elle est ceinture marron de karaté et se débrouille très bien toute seule! Évidemment, lorsqu'elle sort avec un garçon, elle lui cache, du moins au début, ce talent! Jenna ma lâche et me regardes, les yeux pétillants de malice et m'annonce:
_ Je viens avec toi!
_ Siiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Cette fois, c'est moi qui lui saute dessus, trop contente. J'entends ma mère me dire dans mon dos, un rire dans la voix:
_ Angel, laisses-les entrer!
_ LES?
Je lâche Jenna et regardes derrière elle. Son frère, Brice, se tient derrière elle. Il a 19 anos, des cheveux aussi bruns que ceux de Jenna sont blonds, des yeux noisette et un charme fou. Oui, je sais, vous allez me dire « Quoi? Mais elle est folle! Dire ça du frère de sa meilleure amie! » Soit, mais sachez qu'à côté de lui, même Orlando Bloom n'est qu'un brouillon! Bon, je vais m'arrêter là. Je fais la bise à Brice et les laisses entrer, histoire de ne pas contrarier ma mère.
Brice s'est arrêté, mais je ne l'ai pas vu, perdue dans mes pensées. Seulement, la logique voudrait que je lui rentre dedans. Mais, là, la logique ne s'est pas appliquée. Il a dû le prévoir puisqu'il a posé ses mains sur mes épaules, m'empêchant de le percuter. Je lève la tête, surprise. Il me regarde et répond à la question qui devait transparaître sur mon visage:
_ Si je suis là, c'est que tes parents voulaient qu'une personne majeure vous accompagne.
_ Okay.
Il me sourit et me relâche. Ne vous faites pas de films, je ne suis pas amoureuse de lui, je le trouve juste attirant, c'est tout. Non, non, non! Je vous jure, sur la tête de Desmona que je ne l'aime pas! Arrivés à la cuisine, Jenna me prend le poignet et me traîne quasiment de force vers ma propre chambre.
_ Eh! Tentais-je de protester.
_ J'ai des trucs à te dire!
Bon, ce qui s'est passé entre ce moment et le moment où nous sommes entrés dans ma chambre n'est pas ce que l'on peut qualifier de passionnant. Je vais donc vous raconter le début de notre durable amitié entre Jenna et moi. En fait, ça date de la maternelle. On était toutes les deux seules et moi, qui déteste être seule, sauf quand j'ai des problèmes, j'ai été la voir et lui ai demandé si je pouvais être sa « copine ». Elle a été d'accord, et depuis ce jour là, on est toujours « copines ». Le seul problème, c'est qu'à partir de notre onzième année, elle a dû partir à Londres, dans une école de sport-études. Je m'arrête ici, nous venons d'arriver dans ma chambre.
_ Vas-y, racontes! La pressais-je.
Elle prend un air extatique et répond rêveusement:
_ Je suis amoureuse!
_ De qui?
_ Il s'appelle Daniel...
_ Et...?
_ Et il m'aime aussi!
Je souris, super heureuse pour elle.
_ Mais c'est génial!
Je me jette sur elle et lui fait un gros câlin. Elle s'écarte de moi et me demande:
_ Tu sais ce qui me comblerait totalement de joie?
Je scrute son visage et y trouve la réponse. Je fis toutefois mine de réfléchir:
_ Un pot de Nutella?
_ Non.
_ Un bisou?
_ Non!
_ Là, tu me vexes!
_ Allez!
_ Un massage?
_ Oui!
Elle me tourne le dos et se couche à plat ventre sur mon lit. Je m'assois sur ses fesses et commence par son cuir chevelu.
_ Mmmmm....
Ça, ça veut dire qu'elle apprécie!
_ Angel?
_ Oui?
_ Je t'ai fait de la pub...
Je me suis raidie. Elle a dû le sentir, puisqu'elle ajoute précipitamment:
_ Je l'ai juste dit à Brice! Je te le jure!
_ Jenna! On avait dit à personne! Même pas à ton frère!
_ Mais...
_ Il n'y a pas de mais, Jenna!
Je descends de mon lit, dévale quatre à quatre les escaliers et entendis Jenna crier:
_ Angel! Angel, attends!
Je suis partie vers notre salle de musculation. Lorsque nous nous disputons, c'est le seul moyen que je connais pour ne pas la frapper, elle. Je massacre le pauvre puching-ball, il va d'ailleurs falloir que mon père en achète un autre. Au bout d'un moment, j'entends la porte s'ouvrir. Je me retourne et vois sur le pas de la porte; mes parents, Jenna, Brice et Desmona.
_ Angel, il faut que nous parlions, m'informe mon père.
_ Pourquoi? Demandai-je, d'un ton légèrement agressif.
_ Angel, s'il te plaît... me supplie alors ma mère.
Lorsqu'elle me fait son air de chien battu, je ne résiste pas longtemps.
_ D'accord, abdiquai-je.
Je suis sortie, ignorant Jenna et Brice, en prime.
Je vais vous expliquer mon « excès de colère ». En fait, à part mes parents, Jenna et ma sœur, personne ne connaît mes « talents » de masseuse. C'est pas que je sois timide. Je suis au contraire qualifiée d'extravertie. Mais je sais que, si quelqu'un d'autre en dehors de ce « cercle » connaît mon secret, je ne serais jamais tranquille. Ce n'est pas que je n'aime pas la popularité... C'est juste que je déteste qu'on se serve de moi. Pour en revenir à nos moutons, comme dit mon père, nous nous sommes assis à la table de la cuisine. Desmona avait pris un air curieux et mes parents avaient un air solennel.
_ Angel, Desmona... Commence alors mon père.
_ C'est nous! Répondirent nous en chœur.
_ ... On doit vous avouer quelque chose, continua-t-il impassible, sauf au moment où ma sœur et moi sommes intervenues.
Silence. Je lance alors, curieuse et anxieuse:
_ Alors?
_ Nous... Nous vous avons adoptées... Avoue alors ma mère.
_ Quoi?! M'écriai-je en faisant tomber la chaise sur laquelle je me trouvais quelques secondes plus tôt.
_ Angel, je t'en prie... Me supplie alors mon père.
Je le coupe.
_ Tu me prie quoi? De me rasseoir? De me taire? Ou de faire semblant d'être heureuse d'apprendre cette nouvelle?
Desmona semblait abattue par la nouvelle. Elle lève alors des yeux larmoyants vers moi. Je me suis précipitée vers elle et la serre dans mes bras. Mes larmes coulèrent en même temps que celles de ma sœur. Je sens alors une main amicale se poser sur mon épaule. Je me retourne. C'est Brice. Il a un air désolé sur le visage qui me fait douter:
_ Tu le savais?
Il hoche la tête doucement. Je me relève et me jette sur lui en pleurant et en le frappant.
_ Pourquoi? Pourquoi tu ne me l'as pas dit? Je te faisait confiance!
_ Ce n'était pas à moi de te le dire...
Je ne l'écoute pas. Comment as-t-il pu me trahir? Et Jenna? Elle devait elle aussi être au courant! Au bout d'un moment, épuisée, j'arrête de le frapper mais mes larmes ne tarissent pas. Je le sens vaguement m'entourer de ses bras et me consoler. Lorsque je sentit le flot de mes larme diminuer, je me suis doucement écartée de lui. Je l'ai alors remercié d'un faible sourire et je me suis tournée vers Desmona que Jenna consolait. Je me suis ensuite tournée vers nos parents qui nous regardaient, un air de profonde tristesse sur le visage. Je me suis approchée d'eux, me séparant des bras de Brice et leur dit:
_ Merci...
L'émotion me serrai la gorge. Je me reprends:
_ Merci de nous l'avoir dit.
Je fus récompensée d'un sourire.
_ Mais pourquoi maintenant? Demandai-je alors.
_ Il est possible que... que tu rencontre ta vraie famille en Angleterre.
Alors là, je crois qu'ils n'aurais pas pu faire pire! M'offrir un voyage dans le pays que j'ai toujours voulu visiter et m'apprendre ensuite que d'un; j'ai été adoptée et de deux; qu'il y a 50% de chance pour que je tombe sur mes géniteurs et éventuels frères et sœurs pendant mon voyage. Je commence à m'asseoir. Seulement, j'avais oublié un truc... Il n'y avais pas de chaise libres autour de moi! J'ai donc commencer... ou plutôt tenté de m'asseoir lorsque je sentis qu'on me retenait. Je lève la tête pour vois le visage anxieux de Brice qui me demande:
_ Ça va?
_ Ben oui... Pourquoi?
_ Tu allais tomber!
_ Ben non...
Je regarde par terre et remarque (enfin!) qu'il n'y avait pas de chaise.
_ Ah ben si... Désolée... Murmurai-je.
J'étais encore dans ses bras. Je me relève en prenant appuie sur mes jambes et me relève lentement. Les mains de Brice sont maintenant autour de ma taille. Il me relâche mais ne bouge pas. Je pense qu'il préfère rester derrière moi, au cas où j'oublierais encore une fois qu'il n'y as pas de chaise sous mes fesses. Mes parents me regardent. Je les rassure rapidement et demande:
_ Autre chose?
Ma mère jette un regard anxieux à mon père qui hoche la tête et me réponds:
_ Desmona n'est pas ta sœur...
Là, je sens que je vais défaillir. Je me sens tomber en arrière mais, au lieu de rencontrer le carrelage de la cuisine, c'est le torse de Brice que je sens contre mon dos. Je crois que je n'irais pas plus loin. Desmona s'est levée et s'est postée à ma droite, jetant un regard horrifié à nos parents.
_ Vous voulez dire, qu'à part ses 14 années d'existence communes, on n'a rien en commun? S'écrie-t-elle, pointant vers eux un doigt accusateur.
Ma mère hoche la tête et se met à pleurer contre l'épaule de mon père. Oui, comme vous l'avez remarqué je les appellent toujours « mes parents » malgré les révélations fracassantes dont ils nous ont fait part. Après tout, ce sont eux qui m'ont élevée, même si ce ne sont pas mes géniteurs, ce sont eux qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
_ Qui sommes-nous réellement? Demandons nous alors, Desmona et moi.
Mes parents regardent alternativement Brice et Jenna. Je sens Brice hausser les épaules( Oui, je suis toujours contre lui). Mes parents se concertent du regard. Mon père se lance alors:
_ Toi, Angel, tu es un ange...
_ Mais les anges n'existent que dans les histoires religieuses... Le coupai-je avant d'être moi même coupée par Brice:
_ Pas dans le monde magique.
Je me retourne et lui fait face:
_ Pardon?
Il me regarde dans les yeux et continue:
_ Tu es un ange. Tu existe comme existent les centaures et toutes les autres créatures magiques...
_ Tu te moque de moi?
Il allait répondre mais je le coupe:
_ Mais évidemment bien sûr! C'est vrai que ma profesora de francès est une licorne et que mi professor de latin est un centaure! Ça crève les yeux! Comment nais-je pas pu le remarquer plus tôt? Ils sont certainement déguisés!
_ Angel! Angel, calme-toi!
Brice se tourne alors vers sa sœur:
_ T'es avec moi?
_ J'ai pas le droit... Commence alors Jenna.
_ Je m'occupe de ce problème! Alors?
Elle hoche la tête. Ils sortent tous les deux une espèce de baguette. Genre baguette magique style Harry Potter. Vous voyez le truc? Ils se tournent vers moi leurs « baguettes » pointées vers moi.
_ Eh! Vous faites quoi?
_ Je croyais que tu aimais les risques, Angel! Souligne alors Jenna.
_ Oui, confirmai-je. Mais seulement lorsque je les connaît, les risques! Objectai-je.
Leur baguettes toujours pointées sur moi, ils murmurent un mot ou une phrase que je ne comprends pas. Rien ne se passe. Je leur fait une moue ironique qui disparaît lorsque j'aperçois mon reflet dans le miroir en face de moi. J'avais... Comment dire? Changé. Les vêtements que je portaient il n'y a pas 30 secondes ont été remplacé par une robe blanche, vaporeuse et semi transparente, ouvert des deux côtés. De mes hanches jusqu'en bas. Un fil d'or mes servait de ceinture et aucun bijoux n'était apparu. Encore heureux! Oh! Autre chose est apparu avec la robe... Une paire d'ailes avec les plumes et tout. Les deux Mendèz ont dû suivre mon regard car Jenna me demande:
_ Tu nous croie, maintenant?
Non, je n'y croyais pas. Je ne voulais pas y croire.
_ Qu'est-ce qui me dit que ce n'est pas un déguisement?
Jenna et son frère soupirèrent. Ce dernier me réponds:
_ Le sortilège que nous venons d'utiliser est; Revelatum. Il révèle, comme son nom l'indique, la véritable nature d'un objet ou d'une personne.
Je prends un air professoral et demande:
_ Pourquoi ne pas avoir utilisé: Finite Incantatem?
Ils prirent un air de profonde surprise et Jenna comprends et s'exclame:
_ Cette femme aurai mieux fait de se taire!
Son frère se tourne vers elle et demande:
_ Qui?
_ Joanne K. Rowling! Elle a écrit les 7 années à Poudlard du Survivant, y compris quelques incantations! Elle voulait que les moldus saches ce qui se passait! Ça, pour être au courant, ils l'ont été! Ses œuvres ont rencontrés un succès planétaire! Certains moldus ont même été jusqu'à chercher une trace de Poudlard!
Mon cerveau fait *tilt*.
_ Tu veux dire que cette école de sport-étude, en fait, c'est Poudlard?
_ Euh... Oui. Mais comment? Questionne alors Jenna, surprise.
_ Tu sais que j'aime les romans fantastiques et Harry Potter® en fait partie!
_ Et merde!
Je souris. Elle qui ne prononçait jamais, mais jamais d'insultes! Apparemment Brice aussi, était étonné du vocabulaire employé par Jenna. Il se reprends et s'exclame:
_ Miss-je-sais-tout se dévergonde!
_ La ferme, Corny!
_ Corny? Demandai-je. Comme...
_ Comme Corny! Cherches pas! Me coupe Brice, ennuyé et énervé.
_ Du calme, Brice! Je suis curieuse, c'est tout!
Il se radoucit et s'excuse:
_ Je suis désolé...
Je remarque que Jenna nous regardes Brice et moi, avec un sourire en coin.
_ Quoi?
Elle sursaute, surprise d'être prise dans ses pensées.
_ Rien. Pourquoi?
Je fis mine d'oublier et me tourne vers mes parents.
_ Et Desmona? Qui est-elle?
_ Une sorcière...
Je hausse un sourcil pour dire « Et...? ». Mais ils ne semblent pas vouloir en dire d'avantage. Bon, je crois que c'est la seule explication a laquelle j'aurais le droit. Je me tourne vers Desmona qui semble elle aussi attendre d'autres explications. Je passe entre Jenna et Brice et m'approche de Desmona, toujours habillée avec ma robe et mes ailes. Je ferme les yeux et les rouvres quelques secondes plus tard, sentant une douce chaleur m'envahir. Une espèce de brouillard argenté entoure ma sœur. Je demande alors à la cantonade:
_ C'est quoi ce brouillard argenté qui entoure ma sœur?
Desmona se tourne et se retourne, cherchant de quoi je voulais parler. Brice me réponds alors:
_ C'est son aura.
Je me tourne vers lui, remarquant en même temps que la sienne était bleue et argent.
_ Comment tu le sais?
_ Je la vois aussi. C'est un don et j'en ai fait mon métier.
_ C'est un métier de voir l'aura des gens?
_ Oui.
_ Ah bon...
Je ferme encore les yeux et je sens quelques chose glisser le long de mes jambes, me réchauffant au passage. Je rouvres les yeux, remarquant que je ne voyais plus l'aura du frère de ma meilleure amie. En jetant mon regard sur mes jambes, j'ai pu constater que j'ai retrouvé mes vêtements d'origine. A savoir; jean et top.
_ Tu maîtrise super bien tes pouvoirs, Angel! Remarque Jenna, surprise.
_ Faut croire... Bon, c'est quoi la suite du programme?
_ Ben... Tu fait ta valise et on y va.
_ Je dois la faire pour combien de temps?
_ Le temps que tu voudras rester avec nous... Réponds Brice à la place de Jenna.
_ Je croyais que mon séjour durerait une semaine!
_ Vu les conditions... Je pense que tu resteras plus d'une semaine en Angleterre, Angel! M'explique Jenna.
Je hausse les épaules et monte dans ma chambre. Vu la tête qu'ils ont faits, je pense que j'y resterai un bon mois, là bas. Je suis descendue après avoir remplie une valise avec de quoi m'habiller pour un bon mois. Brice me prit ma valise et sort, probablement pour la mettre dans le coffre de sa voiture. Je fais un rapide au revoir à ma famille et suis Jenna à l'extérieur. Là, je suis restée statufiée en voyant la voiture de Brice. Ben oui, vous feriez quoi, vous, si vous découvriez que le frère de votre meilleure amie avait pour moyen de locomotion une Lamborgini rouge? Vous seriez forcément restés bouche-bée, comme moi à l'heure actuelle. Je me suis reprise et suis à l'arrière pendant que Jenna montait à l'avant à côté de son frère. Le trajet jusqu'à l'aéroport s'est déroulé en silence. Nous sommes allés directement jusqu'au hall d'embarquement où l'hôtesse, à bord de l'avion, accueillait les passagers. Au passage de Brice, elle le détailla, de haut en bas avec un sourire de pure séduction collé aux lèvres. Je souris en douce, elle devait en croiser tout les jours des beaux garçons et si, à chaque fois, elle faisait ce sourire, elle devait avoir des crampes aux lèvres! Rien qu'en y pensant je pouffait et, sans le remarquer, j'étais juste devant l'hôtesse! Elle prit un air séducteur et me jette un regard noir. La pauvre! Si elle croyait que j'allais être jalouse pour Brice, elle se fatiguais pour rien! Une fois installés et décollés, je me suis tournée vers Jenna, qui regardait le paysage à travers le hublot:
_ Pourquoi nous as-tu regardés comme ça, ton frère et moi?
Elle sursaute et jette un rapide coup d'œil vers son frère. Ce dernier lisait, du moins en apparence, je pouvais deviner qu'en réalité, il venait de quitter sa lecture pour écouter la conversation.
_ Pour rien...
_ Jenna!
_ Je te signal que l'un des concerné écoutes!
_ Je sais...
Je soupire et elle me jette un regard ahuris. Je me suis tournée vers Brice, de l'autre côté de l'allée, il souriait.
_ Mais...
Elle n'a pas pu finir car son frère la coupa (Décidément, c'est une manie chez lui!).
_ C'est à cause de mon aura.
_ Alors, tu.... Commence Jenna.
_ Oui, confirme Brice.
Bizarrement, je sens que je suis le sujet principal de la conversation.
_ Mais... J'allais lui dire!
_ Non, tu m'aurais laissé m'expliquer...
_ Eh! Si c'est de moi que vous parlez, j'aimerais savoir pourquoi! Les interrompis-je énervée.
A ce moment là, l'hôtesse qui nous as accueillis arrive et demande à Brice, ne jetant pas un seul regard aux autres passagers:
_ Vous voulez quelque chose, monsieur?
_ Non, merci, mademoiselle. Répond-t-il.
Jenna me donne un coup de coude. Je me tourne vers elle et elle me dit:
_ Aides-le!
Je lui réponds en retour:
_ Pardon? Je pense qu'il est assez grand pour se débrouiller tout seul!
_ Non... Avec les femmes, il a du mal... Il a déjà des problèmes a avouer à la fille qu'il aime ses sentiments.... Alors, une séductrice...
Je soupire et me lève, m'asseyant à côté de Brice. Je déteste jouer les séductrices!
_ Dis-moi, Brice... Je dormirais où, chez toi?
Il me jette un regard surpris et regarde derrière l'hôtesse... Jenna hoche la tête et lève le pouce. L'hôtesse, elle, semble croire qu'il va être aussi poli avec moi qu'avec elle....
_ Eh bien... Tu as le choix entre ma chambre et celle de Jenna.... Mais tu connais Jenna... Elle et l'ordre...
Je souris, imitant le sourire de l'hôtesse à notre arrivée:
_ En gros, il ne me reste que ta chambre... Mais dit moi... Y-as-t-il assez de place pour y ajouter un second matelas?
Il soupire, feignant la désolation:
_ Non... Mais mon lit est un lit à deux places...
Il m'enlace et l'hôtesse s'exclame alors:
_ Bon... Eh bien... Je vous laisses....
Elle part en courant vers la porte derrière nous qui mène je ne sais où... Je regarde Jenna et nous éclatons de rire. Brice m'embrasse alors sur la joue et me murmure:
_ Merci, Angel....
Je lui sourit et rejoint Jenna qui me demande, dès que je me suis assise:
_ Tu as vu sa tête lorsque mon frère as dit qu'il y avait deux places dans son lit et qu'en plus il t'enlaçais!
Je souris à ce souvenir:
_ Oui! Son sourire a même vacillé légèrement dès que je me suis assise à côté de lui! Heureusement qu'il s'est repris assez vite! J'ai cru que ton plan allait tomber à l'eau!
Jenna me regarde et me demandes:
_ Est-tu aveugle, Angel?
J'hausse un sourcil, surprise:
_ Ben non, pourquoi?
_ Jenna, tu veux bien...? Demanda alors Brice dans mon dos.
Elle semble comprendre le sous entendu et se lève. Son frère se lève et prends sa place, au moment où l'hôtesse repasse. Elle me jette un nouveau regard noir. Bon sang, heureusement qu'elle n'as pas d'armes à la place des yeux, sinon je serais morte! Brice me regardes dans les yeux et commence:
_ Angel, il faut que je te dise quelque chose...
Il fut coupé par Jenna qui arrivait en courant, un journal à la main.
_ Brice!
_ Quoi? Demande-t-il, visiblement énervé.
Jenna ne prend pas en compte son humeur et lui tends le journal en lui disant:
_ Lis! Tu verras!
Il baisse alors les yeux sur le titre et étouffe un juron. Je me penche alors par dessus son épaule, curieuse, et lit:

« Sirius Black, vivant! »
C'est un employé du Ministère qui l'a découvert, il y a quelques heures dans la salle du Voile, salle où il avait disparu, 11 ans auparavant. L'ex prisonnier d'Azkaban, innocenté après sa mort, est pour l'heure dans le coma. Les Aurors sont sur le pieds de guerre, sous le commandement d'Harry Potter, interrogeant jusqu'à notre Premier Ministre afin de déterminer si ce soudain retour est un piège ou non. Le Survivant, filleul de Sirius Black, est certainement l'Auror le plus actif dans cette recherche à la vérité. Les médicomages de St Mangouste, où a été emmené Mr Black, ne veulent pas se prononcer sur l'état de santé de leur nouveau patient. Harry Potter, d'après nos sources, vient au moins une fois par jour et pendant une moyenne de trente minutes, rendre visite à Mr Black. « Sa joie est incomparable, nous déclare Ginny Potter, la femme du Survivant. Qui que soit la ou les personnes qui ont ramenés Sirius, Harry leur en seras éternellement reconnaissant. » Plus de détail page 3.


_ J'hallucine! Me suis-je exclamée. Il date de quand?
_ Aujourd'hui. C'est la nouvelle édition de « La Gazette du Sorcier ».
_ Dis, t'as pas peur que...? Demandai-je.
_ Non. C'est un avion sorcier.
_ Ah... Et le transplanage?
_ Il y avait trop de moldus.
_ Mais... Euh... Il existe pas un passage, comme à King's Cross?
_ Non. Trop moderne.
_ C'est quoi le problème, avec le gros titre? Je demande, vu la tête qu'ils ont fait en le lisant.
_ Regardes l'heure, me dit Brice, prononçant ses premiers mots depuis la lecture de l'article.
Je me suis penchée et lu, à l'endroit que m'indiquait Brice: midi.
_ Et alors? Demandai-je encore.
_ Et alors? Tu venait juste « il y a quelques heures », de découvrir ta véritable nature! S'exclame Jenna.
Mon cerveau retourne cette phrase et une seule conclusion me vient à l'esprit:
_ Tu veux dire que... Que la personne qui aurait ramener Sirius Black parmi les vivants ce serais... moi?
_ Exactement! S'exclame Brice comme si je venait de découvrir le plus grand secret de Merlin. Seulement, je doute qu'aller là-bas soit une bonne idée, vu les récents évènements...
_ D'aller où? M'enquis-je.
_ Au Ministère de la Magie.
_ Pourquoi je dois y aller?
_ Pourquoi dois-je y aller! Me reprends Jenna. Il va falloir que je t'apprennes l'anglais!
_ Oh, ça va, hein! M'exclamai-je, vexée. Alors?
_ C'est pour te faire recenser. Tous les sorciers étrangers doivent être inscrit sur un registre du Ministère. Simple précaution, histoire de savoir si un autre sorcier aurait l'envie de finir le travail de Voldemort... Mais je doute que nous passion inaperçus... M'informe Brice.
_ Pourquoi?
_ Parce que ton aura est ultra bénéfique et que tu n'as pas de baguette!
_ Si tu le dis.... Murmurais-je, pas vraiment convaincue.
_ Évidemment que je le dit! Il y aura un senteur d'aura magique avec l'employé du Ministère.
_ C'est sûr que dans ces conditions... Mais comme faut y aller...
_ Et ta cote de popularité va encore augmenter! Ajouta Jenna, espiègle.
_ Ça veut dire quoi, exactement? Demande Brice, soupçonneux.
Jenna prends un air gêné et moi je me pose des questions... Mais qu'est-ce qu'il s'imagine? Que je suis une véritable star, à Madrid? Je vole toutefois au secours de Jenna:
_ Elle veut dire que je suis relativement populaire, à mon lycée.
Il me regarde mais n'ajoute rien et Jenna soupire, me semble-t-il, de soulagement. Les Mendèz sont de véritables énigmes ambulantes! Je n'y comprends rien et décide de ne plus ouvrir la bouche jusqu'à, au moins, notre arrivée, et me met à réfléchir. D'après ce que j'ai compris, inutile de se faire discret, le Ministère est sur ma trace, même s'ils ne savent pas qui je suis. En plus, les personnages que je pensais jusque là fictifs, de l'Univers de Harry Potter existent réellement. Donc, pour l'heure, Harry Potter et Ginny Weasley sont mariés, idem pour Ron Weasley et Hermione Granger. Voldemort est mort comme presque la totalité des Maraudeurs, si Sirius Black revient à lui. Neville Londubat est en train de devenir ou est professeur de botanique à Poudlard, Ted Lupin est à Poudlard comme Victoire Weasley, la fille de Bill et Fleur Weasley. Dumbledore et Rogue sont morts, et je crois avoir résumé la totalité des évènements. Il faut que je fasse attention à ce que je vais dire! Des secousses interrompent mes pensées. Je regardes derrière Brice, toujours à mes côtés et constates que nous sommes en train d'atterrir. Dès que l'avion fut arrêté, je sort, ne faisant attention ni aux appels des Mendèz, ni aux regards noirs de l'hôtesse de tout à l'heure. J'avais un besoin urgent d'être seule avant d'affronter les grands méchants loups! Seulement, par peur, sans doute, je suis restée dans l'aéroport et attendis les autres. Une main s'est posée sur mon épaule alors que je prenais un magasine. Je me suis relevée, sur le qui-vive et remarque que cette main appartient à Brice.
_ Pourquoi t'es partie? Demande-t-il, en colère.
Je prends un air dégagé et lui réponds:
_ Sans doute à cause de l'ambiance de pure felicidad qui régnait dans l'avion!
_ C'est pas ma faute! S'indigne-t-il. C'est Jenna qui...
_ Claro!
_ Pardon?
Je soupire. Si Jenna s'est mise à l'espagnol pour déchiffrer mes expression, Brice a pour habitude que Jenna joue les traductrices alors qu'il avait passé 5 ans an Espagne. Désolant. J'explique alors:
_ J'ai dit; bien sûr!
Il ouvre la bouche mais Jenna apparaît à ce moment là et me saute dessus.
_ Angel! Ne recommence plus jamais ça! Tu m'as fait trop peur!
Je soupire et réponds, pour la rassurer:
_ ¡Vale!
Je la sent soupirer contre mon cou. Brice, a l'air complètement à côté de la plaque, du moins, il a cet air lorsque je lève les yeux dans sa direction. Mon regard se détourne de mon ami pour voir avancer un homme en costume trois-pièce, dans notre direction. Il salue alors Brice, qui semble le connaître, puis salut Jenna. Il se tourne vers moi et déclare:
_ Suivez-moi, nous allons au Ministère.
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MessageSujet: Re: Angela Buenez, l'histoire de ma vie   Dim 11 Oct - 16:11

Et le deuxième...



Au Ministère

L'homme s'est retourné et est partit, ne faisant pas attention si on le suivait ou pas. Je commence à le suivre lorsque deux mains me retiennent en s'abattant sur chacune de mes épaules. Brice me chuchote à l'oreille gauche:
_ Ne t'éloigne pas trop...
Et Jenna poursuit dans mon oreille droite:
_ Et ne le suis pas trop près, il est parano!
Ils m'ont alors relâchée et m'ont suivie, suivant moi-même « Mr Parano », mais à distance respectable! Nous sommes sortis de l'aéroport. Dehors nous attendait une voiture sombre dont la marque m'était inconnue. L'homme tiene la porte pendant que Jenna, Brice et moi-même montions dans la voiture. Lorsque Jenna fut montée, il referma la porte derrière elle. J'ai entendu la portière avant côté passager s'ouvrir et se refermer. Le moteur se mit ensuite en marche. Je me suis tournée vers Brice et lui demande:
_ Le Ministère anglais déploie-il toujours autant d'efforts?
_ Non. Quelqu'un a dû les prévenir.
_ Oh! Et c'est qui la célébrité?
Il me regarde d'un air ahuris qui me fait éclater de rire. Je me tourne vers Jenna et lui explique, du mieux que je le peux, l'origine de mon fou rire. Elle semble comprendre et me sourit, d'un air entendu. Brice, lui, semble complètement blasé et jette un regard interrogateur à sa sœur et lui explique ce que je venais de moi-même lui expliquer. Il prends un air blessé qui, bizarrement, laisse retomber ma joie.
_ Je suis désolée, m'excusais-je, Mais avec tout ce qui s'est passé...
Oh non! Les larmes, maintenant! Que je déteste pleurer! En plus, il m'a déjà vu pleurer. Je ferme rageusement les yeux et les rouvres. Brice a un air étonné sur le visage pendant que Jenna avait un air désolé. Je reprends où j'en étais:
_Alors?
_ Alors quoi? Demande Brice, pas encore à l'heure.
_ C'est toi la célébrité! M'explique Jenna, qui avait, à l'instar de son frère, compris.
La voiture ralentis et stoppe, interdisant toute éventuelle suite à cette passionnante conversation. La portière s'est ouverte et nous sommes tous les trois, à la queue leu leu. La voiture reparti alors. Nous étions dans une rue, typique de Londres. Seulement, au contraire d'une rue du Centre Ville, celle-ci était vide. Tout était gris et terne, en dehors d'une cabine téléphonique, rouge. El hombre y est entré, suivis par Jenna et son frère. Ce ne serait pas la cabine...? Jenna se retourne et me lance:
_ Viens!
J'hausse les épaules. Ce seras un moyen de vérifier si ma théorie est la bonne. J'entre dans la cabine et les porte se referment derrière moi, après que notre guide et les Mendèz aient déposés leurs baguettes respectives. Quatre badges sortirent de l'endroit d'où sort habituellement la monnaie. L'homme me tends un badge où s'étalait en lettre imprimées:
« Angela Buenez, Invitée »
La cabine se met alors à descendre et nous atterrissons dans une sorte d'immense hall. Des cheminées sot disposées de chaque côté où des sorciers et sorcières y atterrissent à peu près toutes les tentes secondes, le temps que celui ou celle qui venait d'atterrir sorte de la cheminée. Nous suivons notre guide jusqu'à un ascenseur dans le quel nous montons, en compagnie de sorciers et sorcières du Ministère. Une voix froide débite les services disponibles à chaque étages. Des notes de service, sous forme d'avions en papiers, entrent et sortent de l'ascenseur à chaque arrêt. Nous sommes sortis de l'ascenseur, où nous étions les seuls, lorsque la voix signale:
_ Bureau du Premier Ministre de la Magie Britannique.
L'homme sort et nous le suivons, un à un. Nous traversons un couloir où des chaises étaient disposées. Nous y sommes passés sans même nous y arrêter. Une porte en bois nous arrête alors. L'homme s'approche et ouvre la porte, d'un geste sûr et déterminé. Nous le suivons, mais je n'était, pour ma part, pas très rassurée. Un homme, de type africain, se tenait derrière un grand bureau. Il se lève à notre arrivée et nous invite à nous asseoir sur les trois fauteuils disposés devant son bureau. Le guide qui nous a accompagnés depuis l'aéroport quitte la pièce en silence. Dès que nous nous sommes assis, le Premier Ministre s'assit alors. Il commence alors:
_ Bienvenue à Londres, Miss Buenez.
Je réponds alors, mise en confiance par sa présence et sa voix amicale:
_ Merci, Monsieur.
_ Vous êtes celle qui a ramené Mr Black, isn't it?
J'hausse les sourcils pendant que les Mendèz sursautent.
_ On ne peut pas dire que vous n'y allez pas par quatre chemins! Mais pour répondre franchement à votre question, je n'en sais rien. Il est vrai que certains évènements coïncident, mais...
Un *crac* sonore retentit, m'interrompant dans mon explication. Un homme, d'une trentaine d'années, bruns et des lunettes rondes est apparu dans la pièce. Il s'exclame, ne regardant que le Premier Ministre, les yeux pleins d'étoiles:
_ Il s'est réveillé!
Sa vois était presque enfantine, comme s'il venait de recevoir le cadeau qu'il espérait de tout son cœur pour Noël. Je détourne mon regard de cet homme et observe le Premier Ministre qui me regarde aussi. Je soupire. Mon soupire semble avoir fait redescendre sur Terre l'homme qui demande:
_ Qui sont-ils, Kingsley?
Le Premier Ministre pointe Brice de la main:
_ Voici Brice Mendèz, détecteur d'auras, il travaille pour nous.
A sa phrase, on pourrait croire que Jenna et moi sommes des ennemis! L'homme semble croire la même chose car il glisse sa main dans son dos mais le Premier Ministre l'arrête d'un geste de la main. Il poursuit:
_ Et sa jeune sœur, Jenna Mendèz, étudiante à Poudlard...
L'homme hoche la tête et ne me quitte pas des yeux, tendu. Le Ministre termine en me montrant:
_ Et Angela Buenez...
_ Qui est...? Demande l'homme soupçonneux.
Je me tourne alors vers lui et lui dit, d'une traite:
_ Probablement celle qui vous a si gentiment et en parfaite inconscience, ramené votre parrain, Monsieur Harry James Potter.
Un lourd silence accueillit mes paroles.
_ Comment...? Demande alors le concerné.
_ Comment suis-je au courant de votre identité alors que je ne suis pas anglaise?
Il hoche la tête et sort finalement sa baguette.
_ Je l'ai deviné en assemblant divers éléments en ma possession.
Le Premier Ministre intervient:
_ Harry, emmènes-là avec toi. Je pense que Patmol te le confirmeras.
Je me tourne vers Kingsley et m'exclame en même temps que Jenna, Brice et Monsieur Potter:
_ Pardon?
Il sourit, d'un sourire à la fois énigmatique et moqueur.
_ Allez-y, m'encourage-t-il alors.
Je jette un regard vers Jenna et Brice qui haussent les épaules. Et dire qu'à la base je devais passer une semaine de vacance tranquille! Je soupire et me lève. Je m'approche de Mr Potter à qui je demande:
_ On y va comment?
_ Vous avez déjà transplané, miss Buenez?
_ Non.
_ Dans ce cas, je vais vous expliquer rapidement en quoi ça consiste.
_ Heu... Ce n'est pas la peine, monsieur. Lui dis-je.
_ Je croyais que vous n'aviez jamais transplané? Répète-t-il, étonné.
_ C'est exact... Mais... Euh... Une auteure mondialement connue a... euh.... écrit sur le monde des sorciers et... a notamment décrit le phénomène de transplanage.
_ Très bien. Je n'ai, de toute façon, jamais aimé les grands discours.
Il prends mon bras et le pose sur le siens. Il me prévient alors:
_ On y va.
N'empêche, Joanne K Rowling n'avait pas vraiment tord, avec ses descriptions. Il est vrai qu'on éprouve une sensation d'étouffement... Mais elle n'est pas si prononcée que ça. Bref, nous avons attirés au milieu d'un couloir blanc. Des gens, probablement des journalistes, patientaient en discutant entre eux, assis le long des murs. Je relâche le bras de Mr Potter au moment où une femme, rousse et très belle sort d'une pièce, pas loin. En voyant Mr Potter, elle se jette dans ses bras, en criant:
_ Harry!
Ce dernier la serre dans ses bras pendant que je jette un coup d'œil à la porte qu'elle venait de fermer. Je ne voyais rien mais j'entends une voix d'homme répéter:
_ Laissez-moi sortir! Je veux sortir!
Quelque chose me pousse à entrer. Je me retiens et jette un regard aux Potter. Mr Potter me donne son accord d'un bref hochement de tête. J'entre alors. Le silence se fait à mon entrée. L'homme qui est allongé dans le lit d'hôpital est brun, les yeux marron. Je pense que c'est le non moins célèbre Sirius Black. Ce dernier s'exclame alors:
_ Ah! Angela! Dis-leur de me laisser partir!
Je jette un regard légèrement surpris à Sirius Black. D'où connait-il mon nom? Je laisse temporairement la question de côté et demande aux médicomage et infirmières présentes:
_ Pourriez vous sortir?
_ Miss...
_ S'il vous plaît? Ajoutais-je.
Ils soupirèrent et sortirent. Mr Black reprends:
_ Alors?
_ Alors quoi, Monsieur Black?
Il semble avoir pris une gifle. Il se reprends et continue:
_ Appelles-moi Sirius.
_ Très bien, Sirius. Comment connaissez vous mon identité?
_ Et on pourrais se tutoyer?
Un silence accueille sa question. Il soupire et réponds:
_ Je te connais, Angela. Même si... Bref, que s'est-il passé en mon absence?
Je prends un air décontracté et lui apprends:
_ Depuis l'épisode du voile? Oh, pas grand chose. Le regrété Albus Dumbledore est décédé, de même pour Fred Weasley, Rémus et Nymphadora Lupin. Oh! Et Voldemort aussi y est passé, comme votre très chère cousine, Bellatrix Lestrange, d'ailleurs! Sinon... Eh bien, d'autres événements ont eut lieux, mais il y en a trop pour que je puisse tous les relater.
_ Quoi? Il est mort?
_ Soit. Mais de qui parlez... Euh... parles-tu?
_ Voldemort!
_ Oui, oui, il est bel et bien mort.
_ Qui l'as tué?
J'allais répondre lorsqu'une voix le fit à ma place:
_ C'est moi, Patmol.
Mr Potter venait d'entrer, sa femme à sa suite.
_ James! S'exclame alors Sirius.
_ Non, Patmol, c'est Harry.
_ Mais... Tu as grandis!
Mr Potter éclate de rire et réponds:
_ Je ne suis pas resté éternellement à l'age de 15 ans!
_ Oui... Mais quand même!
Je les interromps:
_ Je vais vous laisser...
_ Non! Attends!
C'est Sirius qui venait d'intervenir, il tends un bras suppliant dans ma direction.
_ Mais enfin! Tu viens juste de te réveiller! Je suis sûre que vous avez un tas de choses à vous raconter!
_ Ça peut attendre, intervient calmement Mr Potter.
_ Mais... Mr Potter...
_ Harry. Me coupe-t-il.
Je soupire. Super! Ils veulent qu'on deviennent amis! Encore heureux que le Premier Ministre ne m'ai pas proposé de l'appeler par son prénom, ou j'aurais craqué.
_ Que se passe-t-il, alors?
_ Rien...
Harry, puisqu'il veut que je l'appelles par son prénom, semble surpris par ma question.
_ Alors, répondis-je, pourquoi me retenir ici?
Sirius se redresse et jette un regard à la fois terrifié et surpris à son filleul en demandant:
_ Que va-t-il se passer? Il va revenir?
Harry allait répondre lorsque je le fit à sa place:
_ Non, il ne va pas revenir. Quand au reste...
Je trace un trait imaginaire sur mon front et poursuis:
_ ... Il n'y a pas marqué Miss Trelawney, ici!
Harry, sa femme et Sirius sourirent à cette référence.
_ Sûre? Demande Sirius.
_ Aussi sûre que tu t'appelles Sirius.
_ Dans ce cas...
_ Bon, de toute façon, j'ai toujours raison!
Il rirent franchement, cette fois. Décidément, c'est ma journée.
_ C'est tout? Demandai-je.
Ils soupirèrent. Ah! Ça change!
_ La discussion que nous allons avoir n'est pas privée, tu sais. Intervient pour la première fois Mme Potter.
_ Peut être, madame. Mais par politesse, je préfère partir.
_ Moi, c'est Ginny. Tu sais, être seul n'est pas toujours la solution!
_ Peut être, ma... eu Ginny. Mais je préfère, c'est tout.
_ Tête de mule! S'exclame Sirius qui prend alors un air boudeur.
Je lui jette un regard surpris. Allons bon! Monsieur boudait!
_ Sirius... T'es trop chiant!
Je met ma main devant ma bouche. Qu'est-ce qui m'a pris de lui dire ça? On ne se connait même pas! Je sors de la chambre, bousculant au passage les Potter. Je coure dans le couloir. Une silhouette verte m'obligea à m'arrêter en se postant soudainement devant moi. Arrivée à la hauteur de la silhouette, qui s'avérait être celle d'une femme, je pu la détailler; mince, de taille moyenne? Blonde, avec un air supérieur. Elle ouvre la bouche, lorsqu'un concert de voix l'interromps:
_ Skeeter!
Je me retourne. Derrière moi se tenaient le couple Potter et le couple Weasley, à savoir Harry et Ginny Potter accompagnés de Ron et Hermione Weasley. Mme Weasley a un air à la fois surpris et dégoûté sur le visage. Les autres ont surtout l'air dégoûtés. Je me retourne vers Skeeter et lui demande:
_ Skeeter? Rita Skeeter?
Elle hoche la tête. Génial! Décidément, tomber sur la pire journaliste du monde sorcier juste après avoir insulté Sirius Black... C'est vraiment pas ma journée! Je me retourne. Mme Weasley commence à ouvrir la bouche mais je l'interromps en secouant négativement la tête et me retourne vers Skeeter. Je me penche à son oreille et lui murmure:
_ Approchez encore une fois à moins de mille miles des Potter et de leurs proches,et je vous expédie rejoindre Voldemort!
Elle s'écarte de moi, horrifiée. Je vois quelques secondes plus tard, sa plume tomber à terre. Elle se détourne et part en courant. Je la suis. Pas pour la rattraper, mais plutôt pour éviter les questions. Une fois dehors, j'inspire une grande bouffée d'air. Mes muscles se relâchent. Je commence à me détendre lorsque le visage de Jenna s'impose à mon esprit. Je pense à les retrouver. Mais où sont-ils? Je réfléchis et me rappelles; Le Ministère! Mais comment m'y rendre? La solution s'impose d'elle même à mon esprit: Le Magicobus! Je sens qu'on me tire en arrière. Je me retourne et vois le visage de Sirius très près du mien.
_ Pourquoi fuis-tu encore? Attaque-t-il.
Prise au dépourvu, je met quelques secondes avant de lui répondre.
_ Comment ça, encore?
_ Eh bien, vous montez?
Je me retourne et constate que le Magicobus est là et que le contrôleur attends que je monte. Je fouille mes poches. Merdicus! Je n'ai pas d'argent sur moi! Je porte la mai à mon cou et touche mon pendentif. Ce pendentif a toujours été sur moi. Il représente un A entouré d'ailes d'ange. D'ailleurs, de loin, on dirait un ange qui prends une pose combative. Peut être mon pendentif suffirait-il à payer mon voyage. Je commence à lever les mains pour détacher la haine qui porte mon pendentif lorsque je m'aperçoit que Sirius me retient toujours. Je me tourne vers lui pour lui demander de me lâcher et remarque qu'il sort de l'argent de sa poche.
_ Mais... Protestai-je.
Il lève les yeux et me regarde fixement:
_ Tu veux aller le rejoindre, oui ou non?
Je piques un fard:
_ LES retrouver! Ma meilleure amie et son frère!
_ Eh! D'autres sorciers attendent le Magicobus! Décidez vous les amoureux! S'écrie le contrôleur.
Sa dernière remarque me fait rougir. Les amoureux? Je monte dans le Magicobus, espérant que Sirius n'ai rien remarqué. Il me suit et donne de l'argent au contrôleur en lui donnant notre destination:
_ Au Ministère de la Magie!
_ Pourquoi? Lui demandai-je simplement pendant que le chauffeur démarrait sur les chapeaux de roue.
_ Tu comprendras plus tard.
Je me met à bouder. Mais qu'est-ce qui lui prends, à prendre un air paternaliste? Je ne réfléchis plus. La conduite du chauffeur me colle à mon siège. Au bout d'une vingtaine de minutes, je peux enfin respirer. Sirius n'avait pas parlé du voyage. Le chauffeur déclare:
_ Ministère de la Magie!
Nous sommes descendus et avons pris le même chemin que celui que j'avais emprunté avec Mr Parano et les Mendèz. Arrivés au bureau du Premier Ministre, Jenna me saute au cou.
_ Angel! Où étais-tu passée?
_ A St Mangouste. RAS.
Je me détache doucement de l'étreinte de Jenna et observe Brice. Son regard semble suivre quelque chose d'invisible. Invisible? Alors cape d'invisibilité. Alors...
_ Les couples Potter et Weasley! Ayez l'amabilité de sortir de sous cette cape!
Et sous l'œil étonné de toute les personnes présentent, hormis le Premier Ministre, Brice et moi-même, ils se montrèrent.
_ Comment...? Demandèrent-ils en même temps.
Je me tourne vers Brice et articule un "merci" silencieux. Sur ces entre faits, le Premier Ministre nous invite à nous asseoir et nous informe:
_ Comme Sirius ici présent, James et Lily Potter sont revenus parmi nous...
_ Pardon? Demandai-je pour tout le monde.
Le Premier Ministre se tourne vers moi et continue:
_ Grâce à vous, Angela...
_ Quoi? Demandai-je encore.
_ Vous les avez sauvés comme vous avez sauvé leur fils.
_ Hein? Vous vous moquez de moi!... de nous!
_ Non. Je les ai rencontrés hier, à Pré-au-Lard...
La porte s'ouvre alors et un couple entre dans la pièce. Sirius s'exclame:
_ Cornedrue?
L'homme, qui ressemble étrangement à Harry Potter se tourne vers lui et demande à son tour:
_ Patmol? C'est toi?
Ce dernier se lève et part enlacer son presque frère. La femme, que j'identifie comme étant Lily Potter, nous dévisage. Lorsque ses yeux se posent sur moi, des larmes apparaissent dans ses yeux.
_ Athéna, murmure-t-elle.
Elle coure vers moi et je jette dans mes bras, que j'ai juste eu le temps d'écarter en la voyant arriver vers moi. Ne sachant pas quoi faire, je la serre dans mes bras, pendant qu'elle pleure contre mon épaule.
_ Chut... Lily... Ça va, ne pleure plus...
Cette phrase m'est venue toute seule. Qu'est-ce qui me prends d'appeler les gens que je ne connais pas par leurs prénoms? Je soupire. Lily, maintenant que je suis partie autant continuer, renifle et murmure:
_ Je sais que tu n'aimes pas que ceux qui t'aiment pleurent mais... Ça fait tellement longtemps!
Comment le savait-elle? Je regarde les autres personnes présentent. Mon regard se pose alors sur James Potter. Sirius s'était écarté de lui et James me fixait, un air dégoûté et en colère sur le visage. J'écarte doucement Lily de moi qui se met debout et demande à la cantonade:
_ J'aimerais que vous partiez... J'ai deux mots à dire à Mr James Potter.
_ Plus que deux mots, Athéna... Commentes alors James Potter.
Je sens qu'Harry veut placer un mot, je le devance:
_ Je vous rendrais votre père, Harry.
Ils sortent tous, en jetant un regard intrigués à James et/ou moi-même. Une fois la porte refermée derrière le Premier Ministre, qui était sortit le dernier, James éclates:
_ Maintenant! Tu avais dit que ce ne serais pas long! Tu nous as privé de notre fils pendant 25 ans!
Je soupire et baisse la tête.
_ Je ne vois pas de quoi vous parlez. Je pense que...
Mais il ne me laisse pas finir:
_ Quoi?!
Il s'approche de moi et se met à me secouer comme un prunier. Je tentes alors:
_ Mr.. Mr Potter! A... Arrêtez s'il... s'il... vous... plait!
Il me lâche et s'écarte de moi, un air de surprise pur sur le visage.
_ Pourquoi me vouvoie-tu Athéna? Pourquoi m'appelles tu par mon nom de famille? Pourquoi?
J'inspire et tente de remettre mes idées à l'endroit. Je lève les yeux, croise son regard et lui apprend:
_ Je pense que... J'ai dû faire un espèce de voyage temporel. Mais... Comme je ne l'ai pas encore fait, je ne vous connais pas... En tout cas, pas comme vous le croyiez à l'instant... Je suis désolée, murmurai-je pour finir, en baissant la tête.
J'entends un *crac* comme lorsque Mr Harry Potter était arrivé, il y a maintenant au moins une heure. J'entends une voix rieuse demander:
_ Ben alors Angel! T'en fait une tête, ça va pas?
Je relève la tête et remarque, à ma gauche, un jeune homme d'une vingtaine d'années, roux et le visage légèrement inquiet. Mes neurones entrent en contact et je demande, soudainement inquiète:
_ Fred?! Fred Weasley?
Il hoche le tête en souriant. Je port ma main à mon front et murmure, imitant un malaise:
_ Encore une apparition de ce genre et je m'effondre pour de bon!
Je m'assoie sur le fauteuil le plus proche, sous l'œil amusé de James et sous celui intrigué de Fred. Je les entends parler et Fred demande:
_ T'es fragile, maintenant?
Je ne lui réponds pas. Je suis encore sous le choc des affirmations du Premier Ministre combiné à l'apparition de Fred Weasley. James m'apprends alors:
_ Lors de la septième année des Maraudeurs, quatre nouveaux élèves sont venus directement dans notre année...
Je lève la tête et poursuis automatiquement:
_... Tous à Gryffondor...
Et Fred termine:
_... Tous des Black de Salem.
Je continue:
_ Si nous sommes trois de ces nouveaux élèves...
_ Il nous en manque un, termine James en hochant la tête.
_ Peut être Sirius... Murmurais-je.
Les deux autres me jettent un regard interrogateur. Je leur racontes la scène de l'hôpital. James hoche la tête et m'apprends:
_ Je trouvais qu'un des nouveaux avait un air de Patmol... Je l'ai dit au concerné qui m'as fait la gueule parce qu'il avait craqué sur sa nouvelle cousine.
_ Moi? Demandai-je.
_ Toi, confirme-t-il.
Je me tourne vers Fred, la partie "archive" de mon cerveau m'interpelle.
_ Juste comme ça, Fred, comment ça se fait que tu sois au courant de cette histoire?
Le concerné ne fit pas comme s'il ne comprenait pas.
_ Mon père nous l'a raconté... Il disait que les quatre nouveaux Black concurrençaient les Maraudeurs en popularité...
Il regarde James, un sourire en coin et poursuis:
_ ... Et que James Potter a faillit craquer et leur jeter le sortilège Doloris lorsqu'il a remarqué que Lily Evans avait tendance à souvent être avec leurs nouveaux ennemis...
Je me tourne vers James qui affiche une moue contrariée.
_ Oui, confirme-t-il. Mais Lily m'as ensuite appris que c'était surtout avec Athéna Black, qu'elle était... Athéna ne cessait de vanter mes mérites... Et elle rappliquait pour me dire de me calmer si je voulais sortir avec Lily un jour! J'avais du mal, au début... Mais Lunard m'y a encouragé... Et nous nous sommes finalement mariés!
James me sourit et je croise mes mains tout en les portant à mon cœur. Je m'exclame:
_ Ah! Mais que ferait-on sans moi?
Les garçons se regardent avant d'éclater de rire... Et je ne fut pas longue à les suivre! La porte s'ouvre alors. Je tente de me reprendre, mais croise le regard rieur des garçons... Alors, je recommence! Le nouveau venus s'exclame alors:
_ Ça y est! Je les ai tous perdus!
Je reconnais la voix de Sirius. Je relève la tête et le regarde, évitant le regard des deux autres, histoire de garder un semblant de contrôle. Je demande alors:
_ Ils sont dans cette pièce, Sirius?
Il semble ne pas comprendre et m'apprends:
_ Non. Je leur ai dit de partir chez Harry et Ginny, s'expliquer avec Lily.
J'hoche la tête, le remerciant, et de son initiative, et de ma l'avoir dit. Je déclare alors:
_ Maintenant que tout le monde est là, je suppose que le voyage ne va pas tarder... IL va falloir s'occuper de notre déguisement...
Pendant que James fait un topo rapide à Sirius, je me tourne vers Fred:
_ Ton père t'a-t-il aussi appris le prénom des quatre Black?
_ Oui, il m'as donné le nom d'un d'eux; Fred. Il y avait Sean et Jerry, et la fille s'appelle Athéna.
_ Athéna? M'interpelle Sirius.
Je me retourne tout en demandant:
_ Oui?
Je m'attendait à ce que Sirius me pose une question mais c'est James qui le fit:
_ Où est Peter?
_ Et Rémus? Ajoute Sirius.
_ Peter est mort, en sauvant Harry...
_ C'est un comble! S'exclame Sirius.
_ Pourquoi? Questionne James.
_ C'est lui qui vous a vendus, toi et Lily, à Voldemort! S'écrit Sirius, blessé.
_ Sirius... Demandai-je doucement. Te rappelles-tu, l'année ou tu as retrouvé Peter... Harry l'a épargné... C'est grâce à cette dette qu'Harry a pu vaincre Voldemort.
Sirius se retourne vers moi, bouche bée.
_ Pardon?
_ Oui. C'est ce qui s'est passé.
Je fait une pose et revient au sujet précédent:
_ Pour ce qui est de Rémus... Il est mort, lui aussi... Pendant la guerre contre Voldemort, à Poudlard...
Une boule se forma dans ma gorge. Même si je ne l'avais pas connu personnellement, j'étais dégoûtée que l'auteure l'ai fait mourir. Un silence s'était installé sans que je ne m'en aperçoive.
_ Et les autres membres de l'Ordre? Demande Sirius?
_ Et Ted? Questionne Fred.
Je ferme les yeux en inspirant profondément:
_ Albus Dumbledore, Severus Rogue, Maugrey Fol Œil et Nymphadora Tonks sont les autres membres de l'Ordre a ne plus être de ce monde. Quand à Ted... Il a été élevé par Andromeda, Harry, Ginny, Ron et Hermione...
Un nouveau silence s'installe. James le romps:
_ Qui sont Nymphadora Tonks et Ted? Et que faisait Servillo dans l'Ordre?
_ Nymphadora Tonks était la fille d'Andromeda et Ted Tonks. Elle s'est marié à Rémus. Ted est leur fils... Quand à Servillo... Je suppose qu'il s'agit de Severus Rogue?
James hoche la tête sans un mot et je poursuis:
_ Il est entré ans l'Ordre après ta "mort", à toi et surtout à Lily.
_ Pourquoi, surtout? Demande-t-il encore.
Je le regarde droit dans les yeux et lui avoue:
_ Severus Rogue était amoureux de Lily.
James, Sirius et Fred me regardent avec des yeux ronds. Sirius demande alors:
_ Tu plaisantes?
_ Non. D'ailleurs, il avait demandé à Voldemort d'épargner Lily... Mais comme elle a défendu son fils... Ben, Voldemort l'as tuée... Rogue est ensuite entré dans l'Ordre où il était espion... Pour en revenir à Ted Lupin...J'ajouterais juste que son parrain est Harry...
_ A croire que c'est fait exprès! Commente James.
_ Il faut le croire... Être parrain d'un enfant de Maraudeur... Il faut d'abord l'avoir été! M'exclamai-je.
Je soupire alors qu'une scène du dernier tome de la saga me venait en tête.
_ Quoi? Demande Sirius, curieux.
_ Rien... Je pensais juste au constat accablant qu'il s'est fait lorsqu'il a été obligé de mourir...
_ Obligé de mourir? Demande James.
_ Oui, pour sauver les Poudlariens et le monde des sorciers par la même occasion. Harry était l'un des Horcruxes de ce cher Voldemort... En fait, c'est à cause de la protection de Lily... Lorsque Voldemort a tenté de le tuer, la protection de Lily a très bien fonctionné... Tellement bien que lorsque Voldemort a explosé, une partie de son âme s'est réfugié dans le seul être vivant présent.. à savoir Harry. Pour le détruire définitivement, il fallait qu'Harry détruise les Horcruxes de Voldemort. Il y avait; le journal intime de Voldemort, la bague de Merope Graunt, le médaillon de Serpentard, la coupe de Poufsouffle, le diadème de Sairdaigle, le serpent familier de Voldemort, Nagini et enfin Harry.
_ Waouh! S'exclame James.
_ Et encore! Ça, ce n'est qu'une partie de sa 7ème année...
_ Quoi?! Mais il a mené une vie de dingue!
_ Tu peut le dire, James! Approuvais-je.
_ Tu disais quoi, Ten, avant que Cornedrue ne t'interromps? S'enquiert Sirius.
Je réfléchis et me souviens:
_ Ah oui! Qu'il avait fait un constat accablant an pensant à son filleul...
_ Quoi? Me presse Sirius.
_ Qu'il était aussi casse-cou avec son propre filleul que l'était son parrain avec lui!
Sirius affiche une moue boudeuse pendant que Fred et moi riions. James fait une accolade à son presque frère et s'exclame:
_ Mon fils est un vrai Maraudeur!
En entendant cette phrase, mon rire s'interrompt pendant que je m'exclame à mon tour:
_ On non!
Un nouveau *crac * retentit alors que les ex-Maraudeurs allaient répliquer. Je me retourne, remarquant par la même occasion l'arrivée d'un couple. Les cheveux de la femme me firent réfléchir...
_ Rémus et Nymphadora Tonks?
Les nouveaux venus hochèrent la tête à l'unisson tandis que les garçons se tournaient dans ma direction. James, en colère, remarque en criant:
_ Je croyais qu'ils étaient morts!
J'allais répondre lorsque Mr Lupin le fit à ma place:
_ Ce n'est pas de sa faute, James... Elle ne peut se rappeler...
Je me tourne vers eux. Rémus fixait James et Nymphadora m'adresses un sourire réconfortant. Elle a quand même réussis à me rassurer! Sirius reprends:
_ C'est comme pour le reste, James...
Le concerné me regarde et dit alors:
_ Je suis désolée, Ath...
Je secoue la tête et lui apprends:
_ Ce n'est pas grave, James... Ce voyage temporel est certainement...
_ Une erreur? Tu plaisantes? M'interrompirent tout ceux qui sont présents.
Je secoue de nouveau la tête.
_ Non, je ne plaisantes pas. Je pense que vos proches seront heureux de vous revoir, mais...
_ Angel! S'énerve alors Rémus.
Je sursautes. Je ne m'attendais certes pas à cet éclat.
_ Oui? Demandais-je à la manière d'une enfant prise en faute, les yeux rivés au sol.
Il sourire face à ma réaction.
_ Je ne te savais pas aussi lâche...
_ Rémus! S'écrièrent les quatre autres à l'unisson.
_ Non, il a raison.
Je relève la tête et lui dit:
_ J'ai toujours été lâche, Rémus. C'est pour ça que je sus partie...
_ Angel! Ath! S'exclamèrent Fred et Dora ainsi que les deux autres Maraudeurs... Rémus devait être trop étonné pour dire quoi que ce soit... J'hausse les épaules et ajoutes:
_ Ben oui! Lily et James m'ont mis sur la piste... Je sais que... Qu'à l'époque très éloignée des Maraudeurs...
Cette note d'humour me valut un sourire de la part de chacun, je reprends:
_... Je suis partie...
Les Maraudeurs eurent un air gêné et soupirèrent. Rémus déclare alors:
_ On vous laisse.
Rémus fit une franche accolade à ses amis de toujours ainsi qu'à Fred. Arrivé devant moi, il marqua un temps d'hésitation. Il regarde Sirius qui hoche la tête. Il me serre alors dans ses bras. Je réponds à son étreinte. Il me relâche alors que Tonks se dirige vers moi. Elle me fait la bise et me dit alors:
_ On se reverra.
_ Je l'espère, Tonks.
Elle s'écarte et me sourit. Les époux Lupin passent la porte qu'ils referme derrière eux. Je me tourne alors vers mes "frères":
_ Quelle tête on a?
_ Comment ça? Demande James.
_ Je pense qu'elle veut savoir à quoi ressemble mes nouveaux cousins.
_ En effet, Sirius. Alors?
_ Eh bien... Comme Jamesie trouvait que je ressemblait à Sean, je serais donc Sean Black. James seras mon frère jumeau Jerry. Fred sera Fred, ton frère jumeau.
_ Bon... James et Sirius, je vous laisse le soin des déguisements et Fred et moi on s'occupe de l'histoire. Euh... C'est d'accord?
_ Aucun problèmes, affirme Fred.
Les deux autres hochent la tête.
_ On va commencer par vous. Vous aurez le temps de la faire après, l'histoire, propose James.
_ D'accord.
Je m'avance vers Sirius pendant que Fred se dirige vers James. Je garde les yeux ouvert pendant que Sirius se concentre et agite sa baguette autour de moi. Au bout d'un moment, il laisse son bras pendre le long de son corps et me regarde. Il range alors sa baguette, se penche vers moi et m'embrasse. Son baiser est à la fois doux et sauvage. Sans m'en rendre compte, du moins au début, je réponds à son baiser. Sirius m'enlace alors et je passe mes bras derrière sa nuque, approfondissant notre baiser. Quelqu'un se racle la gorge dans mon dos et me fait revenir sur Terre. Je m'écartes doucement de Sirius, interrompant notre étreinte. Il se penche vers moi et me chuchote:
_ Ne te réfugies pas chez les Serpentards... S'il te plaît...
J'hoche la tête te il s'écarte de moi. Je me retourne et m'éloigne, suivie par Fred.
_ Angel? S'enquiert ce denier.
Je sursaute et le regardes.
_ Oui?
Il sourit, goguenard.
_ Alors, on est dans la lune?
_ Grrr... Ripostais-je alors que Fred éclatait de rire.
_ Bon alors? Repris-je. Tu te rappelles de quelques chose?
_ Mmm oui... Les quatre Black sont très proches. Ils ont la fâcheuse manie de chanter. Super bien, d'après mon père...
Je souris.
_ Je crois que c'est de ma faute... Mes parents disent que j'ai une voix unique... Que j'utilise trop souvent!
_ Eh bien!C'est ta voix et la nôtre qui ont marqué notre septième année? M'informe Sirius tout en s'asseyant sur l'accoudoir du fauteuil sur lequel j'étais assise. James, quand à lui s'assit sur un fauteuil à ma gauche, entre Fred et moi. La porte soudainement, sans aucun signes avant coureurs. Nous nous mettons tous debout, sur le qui-vive, prêts à parer une quelconque attaque. Je m'exclame, en reconnaissant le nouvel arrivant:
_ Harry Potter?!
Ce dernier balaye la salle du regard et son regard se pose sur moi.
_ Angela Buenez, je suppose?
J'hoche la tête et il redemande, en montrant du menton Jerry, Sean et Fred:
_ Et eux?
_ Je ne peux rien vous dire...
Il reregardes la pièce et me redemande:
_ Doit-je m'attendre à d'autres surprises? Pourquoi ce déguisement? Je suppose que les trois autres sont aussi déguisés! Qu'est-ce que vous préparez?
Je soupire et me tourne vers Jerry:
_ Je suppose que c'est le côté Lily qui ressort?
_ J'en ai bien peur! Soupire-t-il. Et tenace comme elle est, j'ai bien peur que nous ne soyons pas tout de suite partis!
_ Tu veux dire: tenaces comme NOUS SOMMES, on est pas tout de suite partis?
Sean et Fred éclatent de rire devant la mine déconfite de Jerry.
_ Elle n'as pas tord... Même si...
Les paroles de Sean rappelèrent à mon esprit les paroles de la chanson "Même si"de Grégory Lemarchal et Lucie Silvas. Je relève la tête et vois Jerry installé à un piano qui entames les premières notes de la chanson. Je me met alors à chanter;

Moi:Just like I predicted, we're at the point of no return
We can go backwards, and no corners have been turned
I can't control it, if I sink or if I swim
'Cause I chose the water that I'm in

Fred:Ne jamais devoir choisir
Avoir raison ou tort
Au-delà de mes faiblesses
J'ai la force d'y croire encore
Même si l'amour s'enfuit
J'en inventerai les couleurs
S'il est trop tard, pour revenir,
Je remonterai les couleurs

Moi:There's no way,
You're changing,
'Cause some things will just never be mine,
You're in not love this time...but it's alright.

Sean :J'aurai voulu t'offrir le meilleur de tout mon être
Au lieu de partir, entre nous tout faire renaître
Plutôt que de mentir,
Aborder nos différences
T'aimer autrement qu'à contre sens

Moi : And it makes no difference who is right or wrong
I deserve much more than this
'Cause there's only one thing I want
If it's not what you're made of
You're not what I'm looking for
You were willing but unable to give me anymore

Fred :Et ce dont je suis fait
Tout entier je saurai te le rendre
Même s'il faut tout apprendre, tout apprendre
Moi : What's your definition of the one?

Sean :Comment définir l'amour sans toi ?
Mais prêt à tous les sacrifices je refuse celui là
J'aurai voulu t'offrir le meilleur de tout mon être
Moi : 'Cause these are the waters that I'm in

Sean, Jerry, Fred et moi: Même si l'amour s'enfuit
J'en inventerai les couleurs
S'il est trop tard pour revenir
Je remonterai les heures
Et ce dont je suis fait, tout entier
Je saurai te le rendre
Même s'il faut tout apprendre
Même s'il faut tout apprendre
Même s'il faut tout apprendre


Lorsque nos voix et les dernières notes se turent, Harry parla:
_ Vous vous lancez dans la chanson?
_ Non. Dans...
Fred me coupe:
_ ... un concours avec les portraits de Poudlard!
Nous éclatons de rire. Harry se reprends et murmure alors:
_ Si je ne le savait pas mort, je jurerais que c'est Fred qui...
Il 'interromps en même temps que nos rires.
_ Fred? Demande-t-il alors.
Je lève les yeux vers le concerné et lui murmure un:
_ Laisses, je m'en occupe...
Je me relève du fauteuil et me tourne vers Harry James Potter, les yeux étincelants:
_ Non. En effectuant ces voyages temporels, je n'ai, semble-t-il, pas réussis à le sauver. Et si vous voulez savoir qui ils sont, je vous répondrai que ce sont ceux qui m'aideront à changer, du moins je l'espère, le futur...
_ ... Afin que vous puissiez être entouré de personnes aimantes et que... Intervint Jerry, venant ainsi à mon secours.
_ ... L'autre abrutis qui s'est auto proclamé Lord ne tue personne, ajoute Sean.
_ Et que le drame des Londubat et celui des Potter soit évité, officiellement aussi. Conclut Fred.
_ Alors... C'est vrai, ce qu'a dit Lily? Quatre adolescents vont surgir et intervenir à l'époque des Maraudeurs? Des cousins de Sirius? Demande Harry.
_ Oui, tout est vrai.
Je prends un air à la Mr Loyal et continu d'un air pompeux:
_ Mesdames.. Ou plutôt exclusivement; Messieurs! Moi, Athéna Black, j'ai l'honneur de vous présenter...
Je désigne Sean:
_ ... Sean Black!
Ce dernier effectue une révérence pendant que ma main déviât vers Jerry:
_ Et son frère jumeau; Jerry!
Il effectue lui aussi une révérence pendant que je poursuis et fini par Fred:
_ Et enfin, Frederico Black, mon très cher frère jumeau!
Il effectue comme les deux autres, une révérence. Je poursuis:
_ En direct de Londres...
Je réfléchis... Voyons... Salem... États-Unis... Amérique...
_ L'American's Gang au grand complet!
Je fais un tour sur moi même, dotant au passage l'American's gang de vêtements à la mode dans les 70's de l'autre côté de l'Atlantique, côté moldu.
_ Frederico? Relève Harry.
_ Oui. Pourquoi? Nos "parents" ne devaient pas l'appeler comme ça? Il y a une loi qui l'interdit, en Angleterre? Demandai-je. Je me suis rendue compte que j'étais devenue agressive.
_ Non, mais.. Harry soupira, soudain déçu.
_ Désolée, murmurai-je. C'était de la méchanceté gratuite. Je ne me suis pas rendu compte de votre douleur... J'ai agit comme une égoïste...
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MessageSujet: Re: Angela Buenez, l'histoire de ma vie   Dim 11 Oct - 16:15

Rrrmmm... J'avais oublié que le troisième chapitre avait été mis sur mon blog.... sorry!

Voyage chez les fondateurs

_ N'empêche, Sirius, je... Mais qu'est-ce qu'on fait là ?
Je me tourne vers les nouveaux arrivants. C'était en réalité Fred, Jerry et Sean habillés de vêtements moldus, en smoking en fait. Je les regarde tout d'abord bouche-bée puis, reprenant mes esprits, je leur dit :
_ Je n'en ai aucune idée, les garçons. Vous êtes revenus, semble-t-il, dans le bureau du Premier Ministre, à Londres, en 2006.
_ Quoi ? S'exclame le Fred du futur. Mais, on...
_ Tu ne voulais pas que je le dise à... Le coupe Jerry en m'envoyant un regard courroucé avant d'être interrompu par un coup dans les côtes.
Je reste pensive avant de suggérer :
_ Je suppose que, comme vous êtes revenus, nous devons partir ?
Les six garçons se regardent et hochent le tête. Harry a l'air paumé.
_ Qu'est-ce qu'il se passe ?
Je me tourne vers lui et lui apprend :
_ Nous allons partir. Les trois nouveaux viennent du passé. De l'époque des Maraudeurs.
Je me suis tournée vers mes frères :
_ On y va les garçons.
Ils se mirent autour de moi, formant un triangle équilatéral dont je suis le centre. Je ferme les yeux et me concentre. « Années 1977/1978, Poudlard ». Je sens alors une vague de nostalgie m'envahir. Quelques minutes après, un vent frais se fait sentir. Je rouvre les yeux. Il fait nuit et nous sommes dehors. Je demande alors :
_ Où sommes-nous ?
Les garçons regardent autour d'eux et constatent en même temps :
_ Dans le parc de Poudlard.
J'avais au moins réussis le déplacement spatial, quand au temporel... Je sens alors une présence dans mon dos. Un centaure se tenait, majestueux et nous regardait, un sourire bienveillant aux lèvres. Je lui souris en retour et lui demande :
_ Vous savez qui nous sommes, je présume ?
Le centaure hoche la tête. Bizarrement, le fait de me retrouver en pleine nuit, à l'orée d'une forêt, dans un lieu censé être purement imaginaire, face à une créature censée être elle aussi imaginaire, ça ne me dérangeait pas plus que ça.
_ Vous êtes Angela Buenez. Et vous êtes accompagnée par Fred Weasley, Sirius Black et James Potter. Vous venez du futur.
Je me suis transformée en carpe. Non, pas au sens magique du terme. J'étais bouche-bée, quoi ! J'ignorais que... Je le lui dis, d'ailleurs, au centaure :
_ Je ne voudrais pas vous vexer, mais... Je veux bien accepter que les étoiles aient pu vous avertir de notre arrivée, mais je dois vous avouer que j'ai du mal à croire qu'elles ont pu aussi vous dévoiler notre identité...
_ Vous ignorez tout ce que je sais, Miss Potter... me chuchote-t-il.
Je le regarde bouche-bée, pendant qu'il se redressait. Il allait parler lorsque :
_ Sale serpent ! Vas-tu arrêter de les fixer ainsi ?
Cette voix grave me fit revenir sur terre. Je regarde vers l'endroit d'où semblait provenir la voix. Je distinguais vaguement la silhouette d'un château de type médiéval. Une autre voix, plus doucereuse interrompit ma découverte :
_ Mais... Mon petit lionceau... Je regarde qui bon me semble...
Un énorme doute me vient à l'esprit. Et si... Je me retournais vers le centaure pour avoir une réponse à ce que je soupçonnais lorsque je constatais qu'il n'était plus là. Je me tourne vers les garçons :
_ On y va...
_ Euh... T'es sûre de toi, là ? Me demande Sean.
Je le regarde et lui répond sincèrement :
_ Non.
_ C'est très rassurant ! Commente Jerry.
Je me dirige vers la silhouette du château de Poudlard. Je vis très rapidement les portes, qui semblaient légèrement entrouvertes. Aux murmures étonnés que j'entends alors dans mon dos, je peux constater que ;
1. Les garçons m'avaient suivie et que
2. Ils étaient aussi étonnés que moi.
Je pousse une des porte qui s'ouvre en grinçant.
_ Chuuuuuttttttt.... Murmure Jerry dans mon dos.
Je me retourne et le regarde :
_ Tu ne crois pas qu'après ce qu'on a entendu, on peut dire que notre présence est connue ?
_ Mmmoui... C'est vrai, concède Jerry.
_ Je suppose que je dois mettre ça sur le compte de...
_ De quoi, Demoiselle ? M'interromps la voix qui parlait au « sale serpent » de tout à l'heure.
Je me retrouve nez à nez avec un homme, la trentaine, les cheveux châtains à la lumière des flammes attachés en catogan, des yeux marrons et semble-t-il chaleureux, une cape rouge par-dessus une tenue marron. La broche qui retenait sa cape était en or, avec un gros rubis en son centre. Tous comme la sorte de couronne frontale qu'il portait. Il semblait amical. Derrière lui, se tenait un homme plus petit, les cheveux lâchés noir et vert. Il portait lui aussi une couronne frontale et une broche assortie, argent avec une émeraude incrustée. Contrairement au premier homme, celui là avait une barbiche noire au menton. Autour de son cou, il portait une sorte d'écharpe constituée d'un serpent blanc sur sa cape verte. A ses côtés, un peu en avant, une femme rousse, portant une grande robe bleue avec de grande manches. Ses cheveux étaient retenus par un chignon. Elle avait les yeux sombres et mystérieux. Elle me rappelait ma mère, en plus idéalisée. J'ai eu du mal à la quitter des yeux pour observer la dernière personne qui était dans le hall. Elle était blonde, les cheveux détachés et me rappelait Jenna. Bref, elle avait une robe dorée, resserrée aux poignets avec une fine cape noire. Sa couronne frontale et sa broche étaient en or incrustées d'ébène. Ses yeux étaient dorés et chaleureux. Elle avait un air mutin sur le visage. Je demande alors, tout en répondant à la question de l'homme :
_ De l'habitude. Hum... Désolée de vous demander ça, mais... Ne seriez vous pas Godric Gryffondor, par hasard ?
L'homme semble surpris par ma question et les autre aussi. Je sens que les garçons retiennent leur souffle en attendant la réponse de l'homme qui ne tarde pas.
_ En effet... Et voici Salazard Serpentard, Rowena Serdaigle et Helena Poufsouffle. Nous sommes les Fondateurs de...
_ Poudlard, finissais-je, abattue.
Je tourne le dos à Gryffondor et fait face à mes frères :
_ Je suis désolée.
_ Ce n'est pas grave. On pourra toujours dire que nous, on a eu le privilège de rencontrer les Fondateurs en personne. Réplique Fred, optimiste.
Je lui souris et le remercie, il me répond :
_ De rien !
Une main se pose sur mon épaule. Je me retourne et rencontre le regard bienveillant de Rowena Serdaigle qui avait pris la place de Gryffondor.
_ Vous savez, Angela, tout le monde commet des erreurs un jour...
_ Oui. Mais c'est à cause de moi s'ils se retrouvent ici !
_ Je dirais plutôt que c'est grâce à vous, qu'ils sont là ! Intervient Salazard Serpentard, en insistant bien sur le « grâce ».
Sa remarque m'étonne. Pourquoi « grâce » ?
_ Salazard, ne peux-tu donc tenir ta langue ? S'exclame Godric Gryffondor.
Les deux autre le regardent. Qu'est-ce qu'ils cachent ? Je commence à ouvrir la bouche pour demander des explications lorsque Salazard rétorque :
_ Nous sommes au courant ! Elle... ou plutôt, ils ont le droit de savoir !
_ Non ! Ils doivent le découvrir seuls !
Mais de quoi ils parlaient ? Peut être que ça avait un rapport avec la remarque du centaure ?
_ Stupéfix ! Crie alors Salazard, énervé.
_ Protego ! Stupefix totalus !
Sous mes yeux écarquillés, je vois Godric Gryffondor stupéfixer proprement Salazard Serpentard. Godric Gryffondor est comme figé et regarde haineusement Salazard Serpentard. Je lui dis :
_ J'ignore de quoi vous parliez, mais je pense qu'il y avait d'autre moyens de le faire taire... Même si c'est lui qui a commencé à vous attaquer.
Il me regarde fixement et hoche la tête. Il semble vouloir parler mais se ravise soudain, fait demi tour et monte les escaliers quatre à quatre. Je commence à vouloir le suivre, pleine de remords, mais Helena Poufsouffle m'arrêtes. Devant mon regard interrogateur, elle explique :
_ Godric a des...problèmes, en ce moment. En fait, c'est un peu notre chef et...
Elle fait une pose et poursuit :
_ Il faudrait que nous trouvions un moyen de répartir les élèves de Poudlard dans nos maisons respectives...
Je me tourne alors vers les garçons :
_ On a la solution !
_ Mais on ne peut rien leur dire ! S'exclame Jerry.
Je souris, lui fait un clin d'œil et réponds :
_ Pas directement !
Fred hausse les épaules et réponds, pendant que les deux autre semblent se poser des questions sur mon état mental :
_ Si tu peux le faire...
_ Evidemment !
Ils lèvent les yeux au ciel, ou plutôt au plafond et je souris. Je me tourne alors vers Rowena et Helena et demande :
_ Pouvez vous m'emmener à Godric Gryffondor ?
J'hésite et poursuis :
_ Et... Pourriez-vous garder pour vous ce que vous avez entendu ?
Rowena et Helena se regardent et haussent les sourcils. Helena demande :
_ Vous avez dit quelque chose ?
Je les remercie d'un sourire et leur fait une sorte de révérence en leur disant :
_ Après vous, Dames.
Elles sourirent elles aussi et commencèrent à partir lorsque je me rappelle la « mission » que je venais juste de m'imposer.
_ Pendant que je parle aux garçons, pourriez vous expliquer à votre collègue, Salazard Serpentard, ce qui vient de se passer ?
Elles hochèrent la tête, se dirigèrent vers lui pendant que je me tourne vers mes frères :
_ Venez, on va plus loin.
Je me dirige vers le rebord d'une fenêtre, et dit, d'un air de général :
_ Sean, tu peux me créer un parchemin ? Jerry, une plume ? Fred, de l'encre ?... Avec l'encrier ? Ajoutais-je tout en sachant que Fred Weasley est avant tout un bagueur.
Trois « pop » se firent entendre lorsque le parchemin, la plume et l'encrier apparurent.
_ Tu compte faire quoi ? Demande Sean.
_ Tu sais que l'in peut pas inter agir sur le passé ? Souligne Jerry.
_ Je sais, je sais... Je compte juste écrire la solution, sous forme d'énigme. Mais si nous sommes là, c'est que nous devons leur donner la solution... Sinon, Poudlard n'aurais jamais connu son Choixpeau, finissais-je en chuchotant.
Jerry ne dit plus rien et se penche comme les autres sur le parchemin où j'écris :

Un objet permettra de choisir,
La maison dans laquelle ils iront ;
Serpentard, Serdaigle, Poufsouffle ou Gryffondor,
Aucune ne peut être pire,
Qu'une autre, ils choisiront
Inconsciemment ou non et par deux fois,
Celle dans laquelle ils iront,
C'est pendant le voyage,
Qu'ils se feront une idée
De la maison qui sera
La leur pendant sept années
Une coiffure usée
Confirmera leur opinion,
Et de façon éclairée,
Les enverra dans leur maison
Un discours révélateur
Au goût du jour
Sera à la fois moralisateur
Et pour faire court,
De la situation des sorciers
A l'époque où ils seront « distribués ».

Une fois terminé, je me suis écartée, les laissant lire mon chef d'œuvre (enfin, tout est relatif puisque ce n'est que de l'improvisation !).
_ Heu... Ath ? Demande Jerry en se retournant vers moi.
_ Oui ?
_ Quand tu dis « pendant le voyage », c'est dans le Poudlard express ?
_ En effet.
_ Et la « coiffure usée », c'est le Choixpeau ? Demande Sean.
_ C'est exact.
_ Cool, comme dirait Harry ! S'exclame Fred.
Les deux autres hochent le tête. Je me retourne et constate que les trois autres Fondateurs viennent de terminer leurs explications mutuelles, vu le temps qu'ils ont mis. Nous les rejoignons et traversons une salle qui, d'après les chuchotement des garçons, deviendra la Grande Salle. Pour l'instant, c'est une sorte de salle d'entraînement pour les armures magiques gardiennes de Poudlard. Le cliquetis métallique des épées s'interrompt le temps de notre traversée. Les armures nous saluèrent au même titre que les Fondateurs. Je leur rendis leur salut, de façon générale, étant donné le nombre d'armures. Une fois les portes refermées, les combats reprirent, puisque nous entendions les épées s'entrechoquer. Au bout de nombreux couloirs et escaliers qui, de mon point de vue, se ressemblaient tous, nous sommes arrivés devant un tableau. Il représente une femme, à peine plus âgée que les Fondateurs, richement vêtue d'une robe vert pâle, serrée à la taille et à priori bouffante après la taille. Le tableau s'arrête en effet à la taille. Ses cheveux, bruns, sont relevés en un chignon complexe, parsemé de fleurs, rubans perles et autres accessoires. La femme avait une petite bouche, des yeux bruns, un petit nez et des pommettes légèrement rosées. La femme demande alors :
_ Alors, quelle est la cause de la tristesse de mon fils ?
Je reste bouche-bée. Quoi ? Celle qui serait appelée « la Grosse Dame » est en réalité la mère de Godric Gryffondor ! J'entends les garçons déglutir dans mon dos. Bon, je n'étais pas la seule à être surprise. Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard semblent soudain gênés. Je constate que Mme Gryffondor a une autorité qu'elle perdra au fil du temps. Je joue une fois de plus les justicières. Moi, vaniteuse ? Vous plaisantez ! Bon, je m'avance et me mets entre les Fondateurs et le portrait.
_ Il est possible que ce soit moi, Dame.
Elle baisse les yeux et me dévisage. Sous son regard, je me sens étrangement vulnérable.
_ Que lui avez-vous fait, Demoiselle ?
_ Je... Il y eu un problème et... il m'a regardé et...il est partit.
Son regard change et devient doux, presque maternel.
_ Je pense que...
Elle devient soudainement silencieuse, son regard se fait vague. Quelques secondes plus tard, elle me regarde à nouveau et me sourit.
_ Je crois que mon fils aimerait vous parler... Seulement à vous, jeune fille, précise-t-elle comme si elle avait deviné la question qui s'imposait à mon esprit.
Elle libère le passage entre le couloir et la salle qui deviendra la salle commune des Gryffondors dans quelques années. Godric Gryffondor était assis sur un canapé rouge vif où s'étalait un lion doré. Il avait la tête entre les genoux. Il commence :
_ Je pense que vous avez deviné de quoi voulais vous parler Mère. Je pense qu'il et donc inutile d'ajouter quoi que ce fût.
Je m'assoie sur un canapé rouge et lui dis :
_ Vous savez, jusqu'à ce que je vous rencontre, vous n'étiez pour moi que l'un des Fondateurs de Poudlard...
Il relève la tête et je poursuis, encouragée :
_ Mais d'après le peu que j'ai pu voir, je peux dire que vous êtes loyal, un homme d'honneur et un homme tout court. Je peux ajouter que vous êtes courageux.
_ Courageux ? Alors que j'ai fui au lieu de vous avouer mes sentiments ?
_ Je ne parle pas de ce courage là... Mais de celui dont vous avez fait preuve pour combattre un allié... Ce courage est mille fois plus important. Comme le diras quelqu'un de très sage « Il faut beaucoup de bravoure pour affronter ses ennemis, mais il en faut encore plus pour affronter ses amis ».
_ Salazard n'est pas mon ami ! Proteste-t-il.
_ Ne l'a-t-il jamais été ?
_ Oui, il l'a été... Avoue-t-il.
Je n'ai pas eu besoin de le couper. Il soupire et ajoute :
_ Vous avez raison, Angela.
_ Faites attention, Godric, l'amitié est précieuse...
_ Vous m'avez appelé par mon prénom ! Remarque-t-il, surpris.
_ Vous avez fait la même chose juste avant...
Il sourit et reconnait :
_ Vous avez gagné...
Je réponds à son sourire et ajoute :
_ Je gagne toujours...
Un silence s'installe. Il me jette soudain un regard ambigu et demande :
_ Pourquoi ?
_ Pourquoi quoi ?
_ Pourquoi cette volonté de vous battre ?
Je reste silencieuse un moment, puis :
_ Je dois faire semblant de connaître tout ce que je découvre...
_ Pourtant, d'après Mère, vous avez été surprise, vous et vos frères, d'apprendre qu'elle était la gardienne de ma tour. Pourtant, d'après les centaures, vous venez du futur...
_ C'est le cas, en effet... Mais l'identité du portrait a été perdue...
_ Quoi ?! S'exclame-t-il. Mais...
Son indignation était telle qu'il ne finit pas sa phrase. J'en profite pour expliquer :
_ Votre mère en a pris l'habitude. Je pense que c'est sa façon de faire comme si... comme si c'était vos descendants qu'elle... croisait.
Pfou ! J'ai faillit tout lui dire ! Il va falloir que j'apprenne à me maîtriser d'avantage.
_ Vous voulez dire que seuls mes descendants la côtoieront ?!
_ Non ! J'ai dis « comme si ». Mais je ne peux ajouter autre chose...
_ Je vois que mes questions peuvent compromettre l'avenir... Et je suppose que vous faire la cour n'aboutira à rien...
Je soupire de soulagement à la fin de sa première phrase et lève les yeux à la fin de la seconde. Le courageux Godric Gryffondor affiche un air malheureux.
_ Non, en effet... Mais vous connaîtrez l'amour Godric... Il suffit que vous y croyiez...
Il eut une moue amusée.
_ Je suppose que je dois vous croire, comme vous croyez en nous et en Poudlard ?
Je lui souris alors et réponds :
_ Oui.
Je regarde vers le passage que j'avais emprunté quelques temps plus tôt. Les garçons et les trois autres Fondateurs...
_ Godric ?
_ Oui ?
_ Les autres sont toujours dehors...
Il étouffe un juron qui m'est inconnu et s'exclame en direction du passage :
_ Mère ! Vous pouvez les laisser entrer !
Le passage s'ouvre et Fred se précipite sur moi, suivit de Sean et Jerry pendant que les autres Fondateurs se dirigent vers Godric. Fred me demande :
_ Ca va ?
_ Oui, pourquoi ?
Il jette un regard méfiant vers Godric. Je comprends et lui dis :
_ On a fait que parler, Fred.
_ Tu en es sûre ?
_ Certaine ! Ne sois pas si protecteur, Fred !
_ Ah oui ? Et toi, tu ferais quoi si ta sœur, qui a passé un bon moment avec un homme, te disait qu'ils n'avaient fait que parler ?
Je pense à Desmona... Il a raison... J'aurais eu la même réaction, peut être même en pire...
_ Tu as raison, frangin... Je suis désolée...
Je réfléchis pendants que Fred soupire de soulagement et s'assoie sur l'accoudoir du canapé à ma droite. Sean et Jerry s'étaient assis à ma gauche pendant que les Fondateurs discutent entre eux... Il va nous falloir un moyen d'aller en 1977 sans changer de lieu...
_ Excusez-moi...
Les conversations s'arrêtèrent et tous me regardèrent. Je regarde les Fondateurs :
_ Nous aimerions, les garçons et moi, continuer notre... euh voyage. Nous aimerions, si vous le voulez bien, que vous nous y aidiez...
Les garçons, comme moi, regardèrent les Fondateurs qui se concertèrent pendant se qui me semblait être une éternité. Il s'était en réalité passé à peine cinq minutes. Salazard répond, sans doute au nom de tous les Fondateurs :
_ Dites nous.
_ Nous aimerions...
Fred me coupe :
_ ... Qu'un animal, mélangeant vos quatre symboles respectifs...
Sean le coupe :
_ ... Puisse nous permettre de voyager à travers le temps...
Jerry le coupe :
_ ... Et qui soit un symbole de paix entre les maisons.
Il y eut un silence pendant lequel les Fondateurs se concertèrent une nouvelle fois. Je me suis tournée vers mes frères :
_ Pourquoi avoir demandé ça ?
_ Parce que c'est ce que nous aurions eu, réponds Fred, approuvé d'un hochement de tête par Sean et Jerry.
Les Fondateurs se tournèrent vers nous et Rowena parla :
_ Ecoutez ce que je vais vous demander et faites le sans vous poser de questions.
J'hoche la tête, suivie par mes frères.
_ Bien, poursuis Rowena. Angela, mettez vous ici.
Je me lève et me met là où elle voulait que je me mette.
_ Messieurs, mettez vous autour d'elle.
Ils reprirent la position qu'ils avaient prise pour notre départ. Les Fondateurs se mirent autour de moi, entre moi et mes frères, plus exactement. Ils incantèrent sans sortir leurs baguettes. Une sorte de bulle se créée au dessus de ma tête. Trois petites bulles se créent à partir d'elle. Une douleur fulgurante ma traverse. Je sers les dents. Inutile de crier et rompre leur concentration. Une sorte d'animal se créé au centre de chaque bulle. Un lion, muni d'ailes, avec une queue de serpent et des rayures sur le corps. Je compris ensuite qu'il s'agissait d'un pendentif. La plus grosse bulle vient en moi et un regain d'énergie avec. Les trois autres se dirigèrent vers mes trois frères. Une fois chaque bulles dans un corps. Les Fondateurs s'écartèrent et mes frères vinrent m'entourer.
_ Ca va ? Demande Fred.
_ J'ai eu mal, mais ça va mieux...
_ On a vu, Ten, réponds Sean.
_ Mais on n'a pas voulu intervenir, termine Jerry.
J'hoche la tête et les serre encore plus contre moi. Ils répondent à mon étreinte. Nous finissons par nous séparer et regardons les Fondateurs qui nous regardaient. Je pense alors à l'énigme en croisant le regard de Rowena. Je le fait apparaître et le lui tend :
_ Voici la solution à votre problème.
Salazard et Godric nous regardent étonnés pendant que les femmes nous remercient du regard.
_ Merci pour tout ce que vous avez fais pour nous. Nous vous en serons éternellement reconnaissants et serons fiers de nous trouver ici, dans quelques années.
_ Merci à vous, jeunes gens. Nous remercie Helena.
_ Et sachez que lorsque vous reviendrez à Poudlard, des surprises vous attendrons...
Les Fondateurs regardèrent Rowena, étonnés. Nous riions tous les cinq, mes frères, Rowena et moi-même.
_ Nous attendrons vos surprises avec bonheur ! Nous allons à présent vous laisser...
Les Fondateurs me font tous la bise, mais Godric et Salazard se contente d'une poignée de main pour mes frères. Nous nous positionnons comme lorsque nous étions dans le bureau du Premier Ministre. Je me concentre alors « Poudlard, 1977 »
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Angela Buenez, l'histoire de ma vie

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